Il y a des jours où je me demande si mon corps se souvient encore de ce que c’est d’être touché vraiment. Pas juste effleuré poliment. Touché comme on touche une femme qu’on désire. J’ai cinquante-six ans et je sens que quelque chose s’est éteint progressivement sans que je m’en aperçoive vraiment.
Mon lit est devenu trop grand. Ma peau a oublié la sensation d’une main qui s’attarde. Mes nuits sont longues et silencieuses. Je ne cherche pas l’amour, je l’ai déjà connu. Ce qui me manque c’est cette tension, cette chaleur entre deux corps qui se reconnaissent. Cette complicité aussi, celle qui permet de tout dire, de tout oser.
Je suis libertine depuis longtemps. J’ai toujours assumé mes envies. Mais là, à Sotteville-lès-Rouen, je me sens seule avec mon désir. Les hommes de mon âge regardent ailleurs ou ne regardent plus du tout. Pourtant je sais que je peux encore donner et recevoir intensément.
Si tu es un homme qui comprend qu’une femme de cinquante-six ans peut brûler autant qu’une jeunette, écris-moi. La messagerie femme chaude de ce site, c’est tout ce qu’il me reste pour retrouver un peu de cette intensité qui me manque tant. Je veux des mots vrais, une rencontre qui réveille ce que j’ai laissé s’endormir.