Je me suis toujours demandé si les autres profs cachaient quelque chose comme moi. Si derrière leur voix posée, leur chemisier sage, il y avait cette tension. Cette chaleur qui monte pendant qu’on explique un théorème, qu’on surveille un devoir sur table, qu’on fait semblant d’être juste là pour transmettre un savoir.
Parce que moi, Ambre, trente-cinq ans, agrégée de mathématiques, je fantasme en plein cours. Sur la voix d’un collègue. Sur le père d’élève qui passe me saluer. Sur l’idée qu’on me prenne contre le tableau après les heures. Je rentre chez moi à Charleville-Mézières et je me touche en pensant à ce que je n’ose pas dire.
J’ai posté cette annonce femme chaude gratuite parce que je ne supporte plus de faire semblant. Je ne veux pas d’un mec qui me respecte trop. Je veux qu’on me regarde comme ce que je suis vraiment : une femme intelligente qui mouille pendant qu’elle corrige des copies. Une femme qui a besoin qu’on la baise fort, qu’on lui parle cru, qu’on la fasse jouir sans politesse.
Je sais exactement ce que je veux. Un homme qui comprend que ma tête et mon corps fonctionnent ensemble. Que l’excitation commence dans les mots, dans la tension, dans le jeu. Et qu’après, je veux qu’on me prenne sans retenue.
Si tu habites pas loin et que tu cherches une vraie rencontre, écris-moi. Mais ne me parle pas comme à une collègue.