Je ne sais même plus depuis combien de temps personne ne m’a touchée comme si j’étais désirable. Pas un effleurement poli, pas une caresse distraite. Non, vraiment touchée. Avec cette urgence dans les mains qui dit tout sans un mot.
Mon corps s’est arrondi avec les années. Mes hanches, mes cuisses, ma poitrine… tout est plus généreux qu’avant. Plus charnel aussi. Mais à quoi bon cette pulpe si elle ne sert qu’à remplir des vêtements sages?
Les nuits sont longues à Saint-Benoît. Trop longues. Je reste éveillée en repensant à ce que c’était avant. Les frissons. La respiration qui s’accélère. Cette sensation d’être vivante, consumée, entière.
Je cherche pas l’amour, je cherche pas de complications. Juste un plan cul femme chaude avec quelqu’un qui sait ce que c’est que le désir vrai. Pas le désir de l’habitude. Le désir qui brûle.
Si tu es un homme qui comprend ce manque, qui sait prendre le temps d’explorer un corps de femme sans te presser, qui aime la chair généreuse et assume ses envies… alors écris-moi. Parce que moi, j’assume les miennes. Elles me rongent trop pour continuer à faire semblant.