Je pensais que ça passerait avec le temps. Que cette espèce de faim permanente allait se calmer après le divorce, après les premiers rendez-vous, après les premières baises vite fait. Mais non. Ça empire même. J’ai cinquante et un ans et je pense au sexe plus qu’à vingt ans. Le matin sous la douche. L’après-midi au bureau quand je relis un dossier trois fois sans rien retenir. Le soir quand je regarde une série débile et que ma main descend toute seule.
Les mecs de mon âge veulent une compagne, une complice, des week-ends à la mer. Moi je veux qu’on me prenne contre un mur. Je veux sentir des mains fermes sur mes hanches. Je veux qu’on me regarde comme si j’étais la seule femme chaude de Dunkerque et que c’était urgent. Pas romantique. Urgent.
Je suis pas mal. Vraiment. J’ai gardé mon corps, je m’entretiens, je sais comment m’habiller pour qu’on devine sans tout voir. Mais ce que je cherche c’est pas un mec qui va m’admirer de loin. C’est quelqu’un qui comprend qu’une femme chaude de ta région ça existe pas juste dans les fantasmes. Ça existe vraiment. Et ça a besoin de toi maintenant.
Fernande. Dunkerque. Disponible et complètement assumée.