Il y a eu quelqu’un. Pendant trois ans. Il savait exactement comment me prendre, comment me plier, comment me faire taire d’un regard. J’existais vraiment sous ses mains. Puis il est parti. Depuis, je ne sais plus quoi faire de cette soumission qui brûle en moi sans trouver où se poser.
Je porte toujours le noir, les dentelles, le rouge à lèvres sombre. Mais tout ça ne sert plus à rien si personne ne me regarde vraiment. Si personne ne comprend que derrière ce masque gothique, il y a une femme qui a besoin d’être prise, guidée, possédée. Pas comme un jeu. Comme une nécessité.
À Bandrele, je ne croise que des regards vides. Personne ne cherche ce que je cherche. Personne ne devine ce vide qui me ronge quand je rentre seule le soir. Je cherche des femmes chaudes près de chez moi, je lis leurs annonces, et je me dis que moi aussi j’ai le droit de demander. J’ai le droit de vouloir qu’on me remplisse de nouveau.
Je ne veux pas un petit ami. Je veux un homme qui sait commander, qui sait prendre sans demander la permission. Qui comprend que ma soumission n’est pas de la faiblesse mais un cadeau. Un cadeau que je ne peux plus garder pour moi.
Écris-moi si tu sais ce que ça veut dire.