La philosophie m’a appris à poser les bonnes questions.
Mais certaines réponses ne se trouvent pas dans les livres.
Je prépare une thèse sur Spinoza. L’éthique du désir. L’affect comme puissance d’agir. Je passe mes journées à décortiquer des concepts que mon corps comprend mieux que mon esprit. Cinquante-sept ans et je découvre que le savoir intellectuel ne comble pas tout. Qu’il reste une faim. Une curiosité d’un autre ordre.
Je vis seule dans un studio près de la fac à Brest. Mes doigts sentent l’encre et le papier. Ma peau sent autre chose quand je sors de la douche le soir. Quand je pense à ce que je voudrais qu’on me fasse.
Je cherche un homme qui sait écouter. Pas juste mes mots. Mon souffle aussi. Mes silences. Un chat femme chaude avec quelqu’un qui comprend que l’intelligence peut être érotique. Que parler de Nietzsche ou de la pluie bretonne avant de se toucher, ça fait partie du plaisir.
Je ne veux pas d’amour. Je veux de la présence. De l’attention. Des mains qui savent où aller sans que j’aie besoin d’expliquer.
Si tu aimes les femmes qui réfléchissent trop et qui désirent quand même, écris-moi.